NDjaména – La Direction générale des services vétérinaires, sous la tutelle du ministère de l’Élevage et de la Production Animale, organise en partenariat avec l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) à travers le Fonds pour les Pandémies, un atelier de vulgarisation du guide des bonnes pratiques d’hygiène du boucher.
L’activité, prévue du 4 au 5 décembre 2025 au Centre international de formation et de perfectionnement (CIFOP) situé à Farcha dans le 1er arrondissement, porte également sur la connaissance des maladies zoonotiques dans les aires d’abattage et les abattoirs de la ville de NDjaména. L’ouverture des travaux a été présidée par le secrétaire général adjoint du ministère.
Le président de la Féderation nationale des bouchers tanneurs et transformatrices du Tchad (FNBTTT) M. Abakar Chérif, a salué l’initiative du ministère, soulignant son importance pour doter les acteurs du secteur d’un code de bonnes pratiques d’hygiène.
Dans son intervention, la directrice générale des services vétérinaires, Mme. Singambaye Ghislaine Mbeurnodji, a rappelé que cet atelier s’inscrit dans le contexte de l’approche « Une Seule Santé », mise en œuvre à travers le fonds de lutte contre les pandémies. L’objectif est de renforcer les performances des services vétérinaires et les capacités d’application du Règlement sanitaire international de 2005, notamment dans le domaine de la surveillance animale. Elle a souhaité que la rencontre soit un espace d’échanges sincères, de partage d’expériences et d’apprentissage mutuel.

En ouvrant officiellement les travaux, le secrétaire général adjoint du ministère de l’Elevage et de la Production Animale M. Abdel-Latif Awad Fizzani, a rappelé que le Tchad, pays à forte vocation agro-pastorale, place le développement rural et la valorisation du secteur de l’élevage au cœur de sa stratégie de croissance.
Selon lui, l’élevage représente une source de revenus et d’emplois, structure des filières, nourrit des familles et contribue de manière essentielle à la sécurité alimentaire nationale. Pour garantir des bénéfices durables, il est indispensable d’assurer la qualité sanitaire des produits animaux et de réduire les risques de transmission de maladies entre animaux et humains, a-t-il indiqué

Il a également souligné que les plus hautes autorités ont fait de la modernisation et de l’industrialisation du secteur de l’élevage une priorité. Le ministère, chargé de traduire cette vision en actions concrètes, concentre ses efforts sur la prévention et le contrôle des pathologies animales qui affectent la productivité du cheptel et menacent la santé publique.
Cet atelier répond à ces priorités en permettant la diffusion, l’appropriation et la mise en œuvre d’un guide de bonnes pratiques qui relève à la fois du professionnalisme et des exigences sanitaires et économiques. Selon lui, améliorer l’hygiène dans les aires d’abattage et les abattoirs permettra de protéger les consommateurs, de préserver la valeur marchande des produits et d’offrir aux acteurs du secteur des outils concrets pour travailler dans de meilleures conditions.
Il a par ailleurs souligné que les enjeux sont multiples : réduction des risques zoonotiques, amélioration de la traçabilité, renforcement des capacités d’inspection et de surveillance, promotion de pratiques respectueuses de l’environnement et du bien-être animal, et facilitation de l’accès aux marchés nationaux et régionaux. Il a affirmé que ce guide, s’il est bien appliqué, constituera un instrument de transformation et contribuera à renforcer la confiance des consommateurs.
Pour ce faire, il a salué la coopération technique de la FAO à travers le Fonds pour les Pandémies, ainsi que l’engagement des services vétérinaires et de l’ensemble des acteurs de la chaîne, notamment les bouchers, opérateurs d’abattoirs, transporteurs et inspecteurs. Il a conclu en soulignant que la réussite de cette démarche repose sur la complémentarité entre l’État, les collectivités locales et les organisations professionnelles, a-t-il conclu.
Achakir Abdelwakil

