N’Djamena- : Le Conseil économique, social, culturel et environnemental, en collaboration avec le Centre culturel pour la recherche et les études africaines et arabes, organise du 22 au 23 novembre 2025, à la Maison nationale de la femme, un colloque scientifique sur les pratiques de mutilations génitales féminines et la lutte contre la discrimination envers les artisans au Tchad. Cet événement réunit des acteurs communautaires, des associations de femmes, des jeunes et des partenaires internationaux, dont l’ONG allemande TARGET.
Dans son intervention, Dr Haggar Mahamat Ahmat, président du Centre culturel pour la recherche et les études africaines et arabes, a salué l’initiative et souligné l’importance de sensibiliser les femmes pour favoriser un changement de comportement et éliminer cette pratique.
Ouvrant les travaux, le président du Conseil Economique, Social, Culturel et Environnemental (CESCE), Dr Ingénieur, Ahmat Mbodou Mahamat, a tout d’abord rappelé que les mutilations génitales féminines, constituent une grave violation des droits fondamentaux des femmes et des filles. Selon lui, ces pratiques provoquent des souffrances profondes et compromettent l’avenir de nombreuses jeunes filles. Il a également affirmé qu’au moment où le Président de la République, le Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno, œuvre pour renforcer l’État de droit et promouvoir l’égalité des chances, il est urgent d’abandonner des pratiques nuisibles dépourvues de fondement sanitaire ou religieux, a-t-il relevé..

Pour le président du CESCE, la lutte contre les mutilations génitales féminines, est un combat social, culturel et moral qui nécessite l’engagement des familles, des chefs traditionnels, des leaders religieux, des organisations de femmes, des jeunes et des institutions publiques. Il a aussi évoqué la discrimination dont sont victimes les hommes et les femmes exerçant des métiers manuels, appelant à la reconnaître et à la combattre.

Selon lui, le rôle du CESCE, est de promouvoir la cohésion nationale, la justice sociale et le respect des diversités culturelles, ainsi que de porter la voix de ceux qui restent marginalisés. Il a insisté sur le fait que toute discrimination compromet la paix, l’unité et le développement durable. La campagne lancée lors de ce colloque marque le début d’une mobilisation nationale basée sur la sensibilisation, l’éducation et la participation de toutes les communautés. Ses objectifs sont entre aitres : d’éradiquer les mutilations génitales féminines, de mettre fin aux discriminations touchant les artisans et de promouvoir une société où chaque citoyen est respecté et protégé, a-t-il précisé.
Par ailleurs, le président du CESCE a appelé les femmes à faire de cette campagne, un engagement collectif et individuel, déclarant que chacun doit devenir un ambassadeur du changement et un défenseur des plus vulnérables, a-t-il conclu.

Achakir Abdelwakil
