À l’occasion de la Journée mondial sans tabac qui se célébre le 31 mai de chaque année chaque année, l’association pour la Défense des Consommateurs (ADC), a animé ce lundi 1er juin 2026, un point de presse à son siège situé au quartier Djambal Bahr dans le 2è arrondissement de NDjamena. Placée sous le thème : « Démasquer l’attrait – lutter contre la dépendance à la nicotine et au tabac », l’édition 2026 met l’accent sur les mécanismes qui rendent les produits du tabac attractifs, en particulier auprès des jeunes. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le tabac est responsable de plus de huit millions de décès chaque année dans le monde.
L’objectif, est de sensibiliser la population sur les méfaits de la consommation des produits du tabac et d’attirer l’attention du gouvernement sur le respect de ses engagements vis-à-vis de la convention Cadre de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour la lutte anti-tabac. Il s’agit de la mise en œuvre effective de la Loi 10 portant lutte anti tabac au Tchad et de ses textes d’applications.
Le coordonnateur national de l’assonciation pour la Défense des Droits des Consommateur M. Yaya Sidjim dans sa déclaration, a souligné que l’industrie du tabac continue de séduire les consommateurs à travers le design des produits, les arômes, les emballages attrayants et les campagnes de communication adaptées aux nouveaux usages. Les cigarettes électroniques, les produits du tabac chauffé et les sachets de nicotine, sont notamment pointés du doigt pour leur capacité à favoriser une dépendance précoce chez les jeunes.
Pour ce faire, l’association déplore violations de la loi antitabac au Tchad, notamment la commercialisation de cigarettes sans avertissements sanitaires illustrés, la vente de produits du tabac aux mineurs, l’ouverture anarchique des points de vente et la poursuite des activités de certains salons de shisha malgré leur interdiction dans la ville de N’Djamena. L’ADC critique la réduction de moitié de la taxe spécifique sur les produits du tabac, passée de 100 à 50 FCFA par paquet depuis 2023, estimant que cette mesure rend les cigarettes plus accessibles, a-t-il ajouté.
Cependant, elle recommande au gouvernement de rétablir la taxe à 100 FCFA par paquet, de réviser la loi antitabac pour intégrer les nouveaux produits à base de nicotine, de renforcer la lutte contre le commerce illicite des cigarettes et de faire appliquer rigoureusement les textes réglementaires relatifs à la lutte antitabac. Par ailleurs, pour l’ADC, cette journée constitue une occasion de renforcer les actions de prévention et de mieux protéger les jeunes contre les effets nocifs du tabac et de la nicotine.

