Tchad : l’ONG Re-Hope accompagne 500 associations de réfugiés, communautaires et féminines vers la formalisation juridique et l’accès au financement

N’DJAMENA- L’organisation Re-Hope pour l’humanitaire, en partenariat avec DHD International et avec l’appui du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), a lancé une initiative destinée à renforcer la structuration juridique et l’accès aux services financiers de 500 associations dirigées par des réfugiés, des organisations communautaires et des structures féminines au Tchad. Une initiative ciblant 500 associations dans 11 provinces

Une journée de sensibilisation a été organisée ce mercredi 2 septembre 2026 au Centre culturel Al-Mouna, à N’Djaména, réunissant plus de 50 représentants d’organisations dirigées par des réfugiés de différentes nationalités, ainsi que des organisations communautaires et féminines tchadiennes. La rencontre visait notamment à informer les participants sur les procédures administratives et juridiques nécessaires à la reconnaissance et à la formalisation de leurs organisations, ainsi que sur les démarches permettant d’accéder aux services bancaires et d’ouvrir des comptes.

Selon le président de Re-Hope pour l’humanitaire M. Ismaïl Hassan Abakar, le projet cible plus de 500 associations dans 11 des 23 provinces que compte le pays. Le recensement et la cartographie de ces organisations, ont débuté plusieurs mois auparavant avec l’appui du HCR et de DHD International, en coordination avec les structures concernées.

Dans le cadre du projet, 50 associations seront sélectionnées pour bénéficier d’un accompagnement spécifique dans l’obtention des autorisations légales nécessaires à leurs activités et dans leur accès aux services bancaires. L’initiative est mise en œuvre par Re-Hope pour l’humanitaire en partenariat avec DHD International, avec un appui technique et financier du HCR et de la Fondation Mastercard. Les activités devraient se poursuivre dans plusieurs provinces du pays à travers des ateliers et des campagnes de sensibilisation, notamment dans l’Est et l’Ouest du Tchad.

L’objectif, est d’atteindre davantage d’organisations et de les informer sur les procédures juridiques et administratives disponibles pour formaliser leurs activités. Au-delà de la régularisation juridique, l’initiative ambitionne de faciliter la transition des organisations dirigées par des réfugiés, ainsi que des structures communautaires et féminines locales, vers un fonctionnement institutionnel mieux structuré.

Cette formalisation devrait renforcer leur capacité à accéder aux financements et aux services, tout en favorisant leur contribution au développement local. Les partenaires souhaitent également renforcer les liens entre les organisations dirigées par des réfugiés, les organisations communautaires (CBOs) et les organisations de femmes , encourager les partenariats locaux et contribuer au renforcement de la cohésion sociale, dans une perspective de développement durable.

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