La Ministre des Transports, de l’Aviation Civile et de la Météorologie Nationale, Mme Fatimé Kougouni Weddey, a tenu ce vendredi 30 mai 2025, une importante communication dans le cadre de la session nationale de restitution des prévisions saisonnières 2025.
Cette déclaration fait suite au Forum sur les prévisions saisonnières tenu du 21 au 25 avril 2025 à Bamako (Mali), organisé par le Comité inter-État de lutte contre la sécheresse au Sahel (CILSS). L’Agence Nationale de Météorologie (ANAM) y a participé activement aux côtés des services météorologiques et hydrologiques des pays membres et de plusieurs organismes partenaires.

Sous l’impulsion du Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno, Président de la République, la résilience climatique est désormais une priorité nationale. Dans ce cadre, la météo n’est plus un luxe, mais un levier crucial de planification, de gestion des risques et de développement durable. Les analyses issues du Forum de Bamako permettent aujourd’hui de livrer un message clair et préventif sur la saison des pluies à venir.
Elle indique que le démarrage de saison, généralement précoce sur la bande sahélienne, mais tardive dans certaines régions : Chari-Baguirmi, Guéra, Salamat, Sila et Ouaddaï. La fin de saison est tardive sur la majeure partie du territoire, sauf dans le Mayo-Kebbi, Chari-Baguirmi, Hadjer Lamis et Ouaddaï.

Elle a envisagé des recommandations clés selon les secteurs. Au grand public : De se protéger contre les orages violents et les risques d’inondation; aux gestionnaires d’infrastructures : d’informer sur l’état des routes, notamment les pistes non bitumées et de renforcer la sécurité routière. Aux agriculteurs : D’éviter viter les zones inondables pour les cultures et habitations; de privilégier les cultures hydrophiles (riz) ou à cycle court, selon les zones et de préparer à la culture de décrue dans les plaines propices; De renforcer la surveillance phytosanitaire : ravageurs, criquets, insectes, adventices et d’installer des dispositifs de gestion des inondations.
Aux éleveurs : De protéger les troupeaux contre les maladies et les noyades. D’anticiper la transhumance vers le Nord. Aux structures de gestion des risques : d’actualiser les plans de contingence; De renforcer les capacités de réponse, d’alerte et de veille communautaire; D’entretenir les digues, les routes à risque et les systèmes de drainage, a-t-elle conseillé.
« Ce n’est pas la pluie qu’il faut craindre, mais l’impréparation. » En partageant ces prévisions dès aujourd’hui, le gouvernement donne à chacun les moyens d’agir : autorités, agriculteurs, ONG, médias et citoyens. La Ministre appelle chacun à devenir un acteur d’anticipation et de résilience, a-t-elle conclu la Ministre.

