Le Coordonnateur national de la Plateforme Citoyenne « Le Tchad d’Abord », a animé un point de presse ce jeudi 26 juin 2025 à son siège à N’Djaména pour condamner les récentes violences communautaires dans certaines provinces du pays qui ont causé tragiquement des morts et plusieurs blessés.
Le Coordonnateur national de la Plateforme Citoyenne « Le Tchad d’Abord », M. Mahamat Saleh Moussa dans sa déclaration, a rappelé que depuis quelque temps, le pays est confronté à une inquiétante recrudescence des violences intercommunautaires touchant plusieurs provinces, notamment le Logone Occidental, le Mayo-Kebbi Ouest, le Ouaddaï et le Salamat. Ces événements tragiques, ont arraché la vie à des nombreux citoyens dont des femmes, des enfants et de nombreuses personnes innocentes, semant la douleur et l’instabilité au sein de communautés paisibles.
Pour ce faire, la Plateforme citoyenne « Le Tchad d’Abord », condamne avec la plus grande fermeté ces actes de barbarie, qui non seulement brisent des vies, mais menacent également le tissu social et l’unité nationale.
Elle appelle à une prise de conscience collective sur la gravité de la situation. Aux familles endeuillées, elle exprime ses plus sincères condoléances et adresse ses vœux de prompt rétablissement à toutes les personnes blessées, a-t-il indiqué. Cependant, la Plateforme lance un appel pressant à l’ensemble des partis politiques, des leaders communautaires, des chefs religieux et des organisations de la société civile à faire preuve d’esprit de responsabilité, de retenue et d’unité, afin de préserver l’intérêt supérieur de la Nation. L’heure n’est ni à la récupération politique, ni à la division, mais à l’apaisement et à la solidarité, a-t-il dit.
Au gouvernement, la Plateforme demande une intensification des efforts en matière de sécurité tant sur le plan préventif que réactif afin de protéger efficacement les personnes et les biens et d’éviter la répétition de tels drames. Elle tient à rappeler que nul citoyen n’a le droit de se faire justice lui-même. Dans un État de droit comme le Tchad, seule la justice institutionnelle est habilitée à établir les responsabilités, à juger les auteurs des violences, et à offrir réparation aux victimes.
Toute forme de vengeance ou de justice populaire ne fera qu’envenimer les tensions, attiser la haine, et prolonger les cycles de violence. Il est donc indispensable de renforcer la confiance dans les institutions judiciaires et de dissuader toute tentative de représailles qui ne feraient qu’aggraver les divisions,a-t-il ajouté.
Par ailleurs, elle réaffirme avec force que le Tchad est leur bien commun à tous, sans distinction d’origine, d’ethnie ou de croyance. « Nous appartenons à un seul pays, une seule nation, bâtie sur la diversité, mais unie par une histoire, des valeurs et un avenir partagé. Face aux divisions qui nous menacent, il est souhaitable de renforcer ce sentiment d’appartenance à une communauté nationale unique, où chaque Tchadienne et chaque Tchadien se reconnaît pleinement », a-t-il martelé en ce terme.
Achakir Abdelwakil

