L’association pour la Défense des droits des Consommateurs (ADC) et la Croix Bleue à travers un point de presse animé conjointement ce jeudi 14 août 2025 à N’Djaména, félicitent le Maire de la Commune de la ville de N’Djaména M. Senoussi Hassana Abdoulaye par rapport à l’interdiction des salons de chicha dans la ville de N’Djaména.
Le coordonnateur de l’association pour la Défense des droits des Consommateurs (ADC) M. Yaya Sidjim au nom de deux organisations dans sa déclaration, a indiqué que c’est une décision courageuse et judicieuse pour le bien-être des habitants de la cité capitale. Interdire les salons de chicha, montre un engagement envers la santé et constitue un grand pas vers un environnement plus sain pour tous, et de rendre la ville encore plus agréable à vivre.Tout comme les autres produits du tabac, la chicha, est l’un des principaux facteurs de risques des maladies non transmissibles. Fumer la chicha est très nocif pour la santé contrairement aux idées reçues. Selon l’OMS, une séance de chicha, représente entre 30 et 40 cigarettes fumées, selon la durée de la session.
Selon lui, il est important de rappeler que lors de la combustion de la chicha, comme celle de la cigarette, près de 4000 substances chimiques sont émises dont la nicotine, le goudron, le monoxyde de carbone, le cobalt, le chrome et le plomb. Beaucoup de ces substances sont cancérigènes. La consommation de la chicha, a plusieurs risques sur la santé notamment les maladies respiratoires (la bronchite chronique, la bronchopneumopathie chronique obstructive, le cancer du poumon); les maladies cardio-vasculaires, etc, a-t-il dit.
Composée notamment de nicotine, de charbon et de tabac, la chicha est extrêmement toxique pour le corps. La fumée de la chicha est responsable de cancers, de problèmes respiratoires et de la dégradation de l’état de santé du corps. Le partage de l’embout de la chicha entre les fumeurs est également accompagné du partage de virus et de maladies comme l’hépatite. Selon l’OMS, le tabagisme est la cause de plus de huit (8) millions de décès chaque année, dont une grande partie dans les pays en développement, il est temps que la Loi 10 portant lutte antitabac au Tchad soit appliquée dans sa globalité. Cette loi stipule en son article 6 que « l’ouverture et l’exploitation des salons publics destinés à la consommation du tabac sous toutes les formes sont interdites », a-t-il rappelé.
Cependant, l’ADC et la Croix Bleue, adressent leur soutien total pour toutes les initiatives prises par le Maire en faveur du bien-être des populations depuis son élection à la tête de la Commune de notre Capitale.Tout en saluant le courage et l’engagement du Maire de la ville de N’Djaména pour la santé et le bien-être des concitoyens, les deux (2) organisations marquent leur disponibilité à collaborer avec la Mairie dans le cadre d’un partenariat qui sera défini par les parties.
Par ailleurs, la Mairie ayant la responsabilité de la cité, cette collaboration portera non seulement sur les questions liées à la mise en œuvre de la loi portant lutte antitabac au Tchad et ses textes d’application, mais également les grands problèmes de consommation des biens et services, de l’accès aux services publics de base tels que l’eau et l’assainissement, le transport public et la prévention sanitaire, a-t-il conclu, le Coordonnateur M. Yaya Sidjim.
Achakir Abdelwakil

