Le Groupe de Concertation des acteurs politiques (GCAP), a fait une communication ce mardi 16 septembre 2025 à N’Djaména pour dénoncer sur le projet portant revision technique de la Constitution du 29 décembre 2024. Il demande purement et simplement son retrait et appelle à une mobilisation citoyenne.
Le porte parole du Groupe de Concertation des acteurs politiques (GCAP) M. Max Kemkoye, dénonce la révision actuelle de la Constitution, qu’il juge irrégulière et illégitime. Selon l’opposition, cette révision vise à permettre au Président de la République Mahamat Idriss Déby Itno de se maintenir au pouvoir de manière durable et de concentrer entre ses mains les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire. Le GCAP rappelle qu’il avait dès le début de la transition mis en garde contre ce processus, qu’il considère comme verrouillé et orienté vers la consolidation du pouvoir. Il critique l’implication du Conseil constitutionnel, de la Cour suprême et d’une majorité parlementaire acquise au régime dans ce projet, a-t-il indiqué.
Sur le plan juridique, le GCAP estime qu’une proposition de loi ne peut pas modifier la Constitution et que la convocation du Congrès par le président de l’Assemblée nationale constitue une violation des procédures. Il conteste également la mise en place d’une commission mixte paritaire pour rédiger un règlement intérieur commun aux deux chambres. L’opposition considère que cette révision ouvre la voie à une domination politique et institutionnelle totale et pourrait conduire à un système de parti-État. Elle redoute aussi le rétablissement de la peine de mort et d’autres mesures liberticides, a-t-il ajouté.
Pour ce faire, le GCAP exige entre autres : le retrait de la révision constitutionnelle en cours, l’instauration d’un moratoire constitutionnel, la mise en place d’un consensus national devant aboutir à une assemblée constituante représentative chargée de rédiger une nouvelle Constitution, qui sera soumise au peuple par référendum.
Par ailleurs, le GCAP, annonce qu’il publiera dans les jours à venir. un mémorandum détaillant ses propositions et appelant à une mobilisation politique et citoyenne, a-t-il conclu.
Achakir Abdelwakil

